Historique et inspiration
L’École élémentaire catholique Marius-Barbeau a été construite en 1970 et conçue par la firme d’architectes Murray & Murray. Fondée par Pat et Tim Murray, deux architectes d’origine irlandaise ayant immigré à Ottawa à la fin des années 1950, cette firme a marqué l’architecture de la région avec plusieurs réalisations notables, telles que le centre Canadian Tire, Dunton Tower et Robertson Hall à l’Université Carleton, le campus original du Collège Algonquin ainsi que divers bâtiments de l’Université d’Ottawa et la Place Minto.
Le choix du nom de l’école rend hommage à Charles Marius Barbeau (1883-1969), premier ethnologue et anthropologue canadien et figure emblématique des études en folklore, aujourd’hui appelées ethnologie. Sa carrière exceptionnelle a profondément contribué à la préservation du patrimoine culturel et des traditions orales des peuples autochtones du Canada.
Qui était Marius Barbeau ?
Marius Barbeau, né à Sainte-Marie-de-Beauce, au Québec, commence ses études à l’Université Laval, où il se lance initialement dans des études de prêtrise avant de se réorienter vers le droit. À 23 ans, il termine ses études en droit et obtient la prestigieuse bourse Rhodes, ce qui lui permet de poursuivre ses études à l’Université Oxford en Angleterre. Après avoir suivi quelques cours de droit criminel, il se détourne de la pratique juridique et choisit de se consacrer à l’anthropologie et s’inscrit à la Sorbonne à Paris, où il approfondit ses connaissances dans cette discipline émergente.
En 1911, Marius Barbeau devient anthropologue à la Commission de géologie du Canada. C’est à ce moment qu’il s’installe à Ottawa, où il est affecté au Musée national (aujourd’hui Musée canadien de l’histoire), un lieu où il poursuivra ses recherches pendant plusieurs décennies. Son travail de terrain débute par l’étude des Nootkas, un groupe amérindien de la côte Nord-Ouest. Plus tard, il se rend dans sa région d’origine, au Québec, pour s’intéresser aux Hurons de Lorette ainsi qu’à d’autres tribus amérindiennes. Ces recherches de terrain lui permettent de collecter une quantité impressionnante de données sur les peuples autochtones du Canada et de créer une base documentaire essentielle.
Marius Barbeau est un des premiers à se servir de la technologie pour préserver la mémoire orale des peuples autochtones. Muni d’un phonographe, il enregistre des chants amérindiens, marquant ainsi un tournant dans la documentation des traditions musicales et orales qui risquaient de disparaître. Ces enregistrements, réalisés avec soin, deviennent des témoins précieux des pratiques culturelles et spirituelles des communautés amérindiennes. Cette initiative avant-gardiste a permis de conserver des morceaux de culture orale qui seraient autrement perdus. Marius Barbeau a ainsi contribué à la sauvegarde d'un pan de l’histoire culturelle canadienne, qui continue à être étudié par les chercheurs aujourd’hui.
En 1914, Marius Barbeau commence son travail de recensement des contes populaires, afin de préserver ces récits oraux. Il entreprend alors une collecte dans plusieurs régions du Québec, comme Charlevoix, Kamouraska et la Beauce. Il enregistre et transcrit de nombreux récits et légendes traditionnels.
À partir de 1925, Marius Barbeau s’intéresse à l’art populaire du Canada français, mettant en valeur des œuvres de communautés francophones et amérindiennes. Il organise des expositions pour faire connaître ces artistes et contribue à l’enseignement du folklore et de l’ethnologie dans plusieurs universités.
Son travail a grandement influencé l’étude des cultures autochtones et francophones, et son héritage perdure encore aujourd’hui à travers ses collections et ses recherches.
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